Ouagadougou
Un dernier petit détour en Afrique, au Burkina-Faso cette fois,
à la périphérie de la capitale Ouagadougou.
Un point d'eau.
Ces quartiers, à l'extérieur de l'enceinte de la faculté
où j'ai enseigné pendant 2 semaines, sont appelé "non lotis".
Il n'y a là ni eau courante, ni électricité.
Les femmes et les enfants sont de corvée d'eau tous les jours.
A droite, c'est la maison de cette femme et de sa famille.
L'Université chrétienne qui m'a invité se trouve derrière ce mur.
La nuit, il y a un gardien avec un bâton et un lance-pierre.
Les femmes et les enfants.
Les hommes ne sont pas forcément inactifs, mais ils ne sont pas là.
Evidemment, si le bidon est plein d'eau, c'est lourd.
A deux, c'est mieux.
Certains ont l'air tristes. D'autres sourient.
J'imagine que beaucoup sont contents d'avoir de l'eau.
Ces femmes sont laborieuses, qu'elles coupent du bois à la hache,
qu'elles filent la laine, vendent du poisson ou des fruits au bord de la route
ou fassent la cuisine sur un petit feu de bois,
mais elles prennent leur temps.
Elles ne courent pas, elles vivent.
La nuit tombe tôt (vers 18 h.) et assez subitement.
C'est un peu angoissant.
Là, il fait déjà très sombre. Cette femme traverse la Nationale 1
qui va vers Bobo-Dioulasso, près du Mali. C'est assez dangereux.
On a l'impression que ces Africains y voient la nuit comme en plein jour.
En tout cas,
il y avait encore besoin d'eau.
Ouagadougou, Burkina-Faso, nov. 2013 et nov. 2015
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Et le mari, que fait-il
pendant ce temps ?
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