Chamborigaud (1)
Nous sommes au Nord du département du Gard,
quasiment au pied du Mont Lozère, sur la Régordane,
le tronçon cévenol de la voie qui reliait l'Ile-de-France à la Méditerranée
avant que la vallée du Rhône devienne l'axe principal qu'il est devenu.
Elle reliait notamment St Gilles dans le Gard au Puy-en-Velay.
Son essor se situe au IXe siècle.
On voit tout de suite que cela ne date pas d'hier.
Le village, comme tous ceux de la région,
a été fortement marqué par la Guerre des Camisards (1685-1703).
On les admire maintenant, on les tuait alors.
Que voyez-vous ? Une cour protégée du soleil par une treille.
Un cépage cévenol sans aucun doute : Clinton, Jacquez ou Isabelle,
des cépages interdit au début du XXe siècle.
Que voyez-vous ?
Un hangar dont le portail est remplacé par de la Vigne vierge.
Derrière ce rideau,
une voiture ou une camionette attend on ne sait quoi.
Une Citroën, c'est tout ce que je peux dire.
Je trouve que j'ai bien fait de jeter un oeil.
Comme souvent en Cévennes,
des bâtisses importantes sont construites aux abords des bourgs.
Le grenier servait sans doute de magnanerie, pour l'élevage des vers à soie.
Sous un vieux tilleul, un vieux tracteur attendait, lui aussi, quelque chose.
Mais quoi ?
N'a-t-il pas assez travaillé sur les terres pentues de ce coin de pays ?
Il me semble que oui.
Chamborigaud (30), le 20 septembre 2026
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La figure de Jean-Pierre Chabrol est incontournable, ici.
Sur la route qui mène par là-bas,
un convoi se tient là depuis fort longtemps.
Des GMC et des Jeep américains,
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et Une Traction avant bien française.
Sur le phare de la Traction,
un Rouge-queue noir.
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