Crest
Crest (se prononce cré), avec sa tour
et le sommet des Trois-Becs.
Le matin même, la pluie a été très abondante.
La Drôme est grosse et brune.
Hier, on aurait pu traverser à pied.
Crest, 8 500 habitants environ, entre Valence et Die :
elle s'appuie sur les contreforts du Vercors et regarde la vallée du Rhône.
Dans un premier temps, on ne voit que la tour, ancien donjon du château médiéval,
qui s'élève à 52 mètres de hauteur.
A ses pieds se sont agglomérées les maisons, les ruelles et les escaliers.
Problème : c'est la photo qui penche, ou se sont les maisons ?
Les crues de la Drôme et la sécurité du donjon
ont attiré les maisons sur la colline.
Heureusement, les pierres ne manquaient pas pour construire les escaliers.
La Provence n'est pas loin. Les Cyprès de Florence rivalisent de hauteur.
Je disais que la Provence n'est pas loin.
L'agencement des toitures en témoigne.
La base de la tour est d'époque romaine (IVe siècle). Le corps principal est médiéval (XIe et XVe s.).
Au XIIIe siècle, avec le siège de la ville par Simon de Montfort,
Crest aura été le point le plus oriental de la guerre contre les Cathares.
Les galeries supérieures de la tour seront ensuite transformées en prison.
Des Protestants y seront enfermés après la Révocation de l'Edit de Nantes (1685).
Vue sur le Massif de Saou et sur les Trois-Becs.
Ce soir, nous irons dormir sur son flanc.
Presque exactement au centre de la photo.
Crest (26), le 2 novembre 2025
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Samuel Bastide, conteur cévenol, a illustré l'histoire
de cette tour à l'encre de Chine sur des plaques de verre.
Le temple. Un Réveil remarquable
a débuté ici en 1922.
Il est curieux
que cette rue n'ait pas encore été débaptisée.
Chacun peut imaginer une légende...
Sur un mur de la vieille ville,
une fleur de Passiflore.
C'était le nom de ma chèvre.
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